Patrick, suite a la mort de son ami André, handicapé en fauteuil roulant réduit a venir dormir dans un bois sans tente ni protections en plein hiver, a commencé une grève de la faim le 15 Janvier 2008 pour soutenir la démarches des associations d’aide aux sans logements ou aux mal logés auprès du gouvernement.[dailymotion x4684s nolink]

La culture se meurt, c’est bien de le rappeler, si on ne va pas vers elle, elle ne viendra pas d’elle même c’est sur, et qui est responsable … les médias c’est certain, quand on lance le mot « blues » l’écho répond « mademoiselle chante le blues », à « rock » le retour est « johnny », le jazz c’est de la musique de vieux, la bonne chanson française c’est benabar (prix de la musique) la totale désolation … le vide de l’esprit et de l’âme, ah oui l’âme un concept religieux … ça n’existe pas en réalité, la créativité, c’est dans la publicité que ça se passe, le but ultime de la vie c’est que ça rapporte, le ça pouvant bien sur être n’importe quoi , plus de rêves, terminée cette époque, plus de grande cause « Imagine all the people » bien fini tout ça, hé ben non je suis sur que plusieurs John Lennon existent encore sur cette planète, la seule différence avec l’original, c’est qu’on le passait à la radio et à la télé lui, aujourd’hui bien heureusement on a star academy pour le remplacer

Une chanson de circonstance, pour tous les nationalistes d’où qu’ils soient … pour qu’ils se souviennent qu’ils ne sont pas immortels, et que le jour de leur départ, pas question qu’ils emportent quoi que ce soit, ni la bagnole, ni la carte visa, pas leur maison, pas leur télé écran plasma, et certainement pas le sol qui leur fait l’incommensurable honneur d’accueillir la semelle de leurs godasses/ Frank

 

Un des sujets qui me fait le plus bondir, ces prétendus « princes » qui font bâtir des iles, des cités, des stations de ski couvertes, des horribles projets mégalomanes, tout ça avec les bénéfices du pétrole (responsable du déclin de la planète dans le conscient collectif) avec une main-d’oeuvre sous-payée et maltraitée, esclave de sa propre misère … je ne me souviens pas que les princes pouvaient se comporter ainsi, pour moi un prince c’est noble, élégant et généreux… encore la réalité qui ne correspond pas à mon vocabulaire, je le range où maintenant « prince »? Je ne crois pas qu’ils seront d’accord pour changer leur appellation ces minables nantis de Dubaï

Frank

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EMIRATS ARABES UNIS. L’intifada des travailleurs indiens

La révolte inattendue des travailleurs immigrés du sous-continent indien à  Dubaï montre combien leurs conditions de vie sont insupportables dans une des régions les plus nanties de la terre, constate le quotidien panarabe de Londres Al-Quds al-Arabi.

Après les récentes manifestations, à  Dubaï, des travailleurs indiens pour dénoncer leurs conditions de vie humiliantes, les autorités ont d’abord voulu les expulser. Mais elles ont finalement décidé de présenter à  la justice ceux d’entre eux qui avaient vandalisé des biens publics et privés. Les manifestations ne sont pas chose courante dans les pétromonarchies du Golfe, et encore moins de la part des travailleurs immigrés indiens, pakistanais, sri-lankais ou bangladais, qui constituent pourtant l’écrasante majorité des résidents de Dubaï. Les entrepreneurs les apprécient justement parce qu’ils ont la réputation de se soumettre à  leurs ordres et d’accepter des salaires extrêmement bas.Or, le 27 octobre, plus de 4 000 personnes sont descendues dans la rue, ont bloqué des routes d’accès à  la zone industrielle de Jebel Ali et ont jeté des pierres sur les voitures de police. Ils demandaient davantage de bus pour les amener sur leurs lieux de travail, des logements moins surpeuplés et des salaires leur permettant de vivre dignement. Car aujourd’hui, ils s’entassent tous les matins dans des véhicules plus adaptés au transport du bétail qu’à  celui des hommes, sont confinés dans des campements en plein désert et gagnent l’équivalent de 100 dollars par mois. Les responsables politiques estiment que leur sort relève du secteur privé qui les a embauchés, que cette grève constitue une violation des conditions dument établies dans des contrats de travail, et que tout cela relève de la loi de l’offre et de la demande sur le marché de la main-d’oeuvre…

Ces arguments sont justes dans la forme, mais dangereux sur le fond. Cela veut dire que le gouvernement légitime l’exploitation, voire le trafic, d’êtres humains et plie devant des hommes d’affaires sans pitié ni conscience, dont le seul but est d’accumuler des dollars sur leurs comptes en banque. Le résultat de leur avidité sans scrupule est l’insécurité et l’instabilité. Et c’est l’état qui en paie le prix. C’est donc à  lui d’intervenir et de promulguer des lois, d’établir un salaire minimum, d’améliorer les conditions de vie et de poursuivre les entrepreneurs coupables d’atteinte à  la loi. Dans un pays considéré comme l’un des plus riches, et où le cout de la vie est l’un des plus élevés au monde, est-il pensable de payer un travailleur 100 dollars par mois seulement ?

Il s’agit d’une sorte de signal d’alarme pour les gouvernements du Golfe. Ils ne devraient plus ignorer ce sujet explosif, alors qu’ils croulent sous les dollars grâce à  la hausse des prix du pétrole. Quand ces immigrés descendent dans la rue, cela veut dire que le volcan d’humiliation accumulée est entré en éruption et qu’une grande explosion se prépare. La main-d’oeuvre bon marché en provenance d’Asie forme [au moins] les deux tiers de la population dans toutes les monarchies du Golfe. Rien qu’aux émirats Arabes Unis, ils sont au moins 700 000 travailleurs émigrés. La langue arabe est marginalisée, au profit de l’ourdou et de l’anglais. C’est un sujet sensible, mais nous nous sentons le devoir de mettre en garde contre le tsunami qui menace les dirigeants et l’identité arabe de la région.

Il n’y a qu’une alternative. Soit nous acceptons de nous transformer en pays multiculturels, multiethniques et multireligieux, à  l’instar des états-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, soit nous cherchons à  préserver notre identité arabe. Et, dans ce cas, il faut clairement assumer une politique de naturalisation. Il n’est pas normal que des ressortissants de pays arabes ou d’autres pays étrangers vivent ici durant plus de quarante ans avec l’épée de Damoclès d’une expulsion possible à  chaque instant, sans obtenir le statut de résident permanent, sans sortir du système de « tutorat » qui les maintient dans la dépendance vis-à -vis d’un autochtone pour le renouvèlement de leur titre de séjour, et sans que leurs enfants, qui sont nés dans notre pays et en ont adopté les coutumes, ne puissent ni acquérir la nationalité ni même le droit de se faire soigner dans les hôpitaux publics.

Dans les autres pays du Golfe non plus, ces travailleurs ne peuvent pas faire venir leurs familles, faute de salaire suffisant, ce qui provoque désordres en tous genres, viols, homosexualité et maladies dangereuses pour la société. Récemment, le ministre américain du Travail est allé au Koweït pour dire que cela devait changer. C’est nouveau et cela risque d’être suivi bientôt par des pressions internationales visant à  imposer des naturalisations massives. N’oublions pas que l’Inde est une grande puissance économique et militaire. Elle n’acceptera plus longtemps le sort fait à  ses ressortissants. Dans le Golfe, on méprise et on se moque de ces travailleurs indiens, mais les voilà  qui relèvent la tête. Car ils appartiennent à  un pays qui fabrique des fusées transcontinentales et des ordinateurs dernier cri, alors que nous autres Arabes ne sommes toujours pas capables de produire nous-même nos keffiehs et djellabas.
Abdel Bari Atwan