Dubaï, la grandeur et la misère

La folie des grandeurs qui règne actuellement à Dubai fait émerger des constructions gigantesques et spectaculaires. Les bâtiments de béton, de verre et d’acier poussent comme des champignons.

Mais la face cachée de cette frénésie est beaucoup moins glorieuse, avec une véritable misère humaine touchant les 300.000 quasi esclaves qui œuvrent à la construction des chefs-d’œuvre architecturaux, parfois au péril de leur vie, et pour seulement quelques dollars par jour. Le correspondant du Guardian Ghaith Abdul-Ahad a choisi de tirer la sonnette d’alarme:

“Tous ces hommes sont les victimes d’une énorme escroquerie qui contribue au boom de la construction dans le Golfe. Comme des centaines de milliers de travailleurs migrants, ils ont tous payé plus de £1.000 ( 1.300 €) à des intermédiaires en Inde et au Pakistan. On leur avait promis deux fois plus que ce qu’ils gagnent réellement, plus des billets d’avion pour retourner voir leur famille une fois par an, mais aucun des hommes dans la pièce n’avait lu son contrat. Seulement deux d’entre eux savaient lire.

Une fois qu’ils arrivent aux Emirats Arabes Unis, les migrants sont à peine mieux traités que du bétail, sans accès au système de santé ni aux autres droits élémentaires. L’entreprise qui les emploie conserve leur passeport – et souvent un mois ou deux de salaire pour être certain qu’ils continuent à travailler. Et certains font ce travail pour seulement 400 dirhams (£62) par mois.”

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    Un commentaire sur “Dubaï, la grandeur et la misère
    1. soky dit :

      C’est d’une tristesse. Des amis sont partis à Dubaï récemment. Rien que d’y penser, ils avaient le sourire aux lèvres. Ce monde est pour eux une chance inouïe d’accéder à un monde présenté comme idyllique et féérique. Pour ma part, ce mot est synonyme de misère et d’exploitation humaine par excellence. Cette opulence du « délirant » destiné à une poignée de privilégiés. Pfff, quel monde capitaliste de merde !

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