L’avis de Thomas Gunzig sur la crise

Semaine Infernale samedi 8-11-2007

Bande de cons !
pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chef de groupe, président de partis flamands, présidents de partis francophones, second couteau, troisième couteau, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les franc-maçons, les libéraux…
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.
D’abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d’il y a 5 mois.
A tous ceux qui avaient un grand sourire
A tous ceux qui avaient les bras en l’air.
Le temps est venu de vous avouer quelque chose :
Les gens n’ont pas voté pour vous parce qu’ils vous aimaient.
Les gens ont voté pour vous parce qu’ils étaient obligés.
A la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klets, de nouilles,
d’opportunistes agressifs,
de carriéristes sans charisme,
de mal fringués,
de gros type à l’élocution problématique,
de petit nerveux en pleine tendinite de l’égo,
de semi-hystériques,
de semi-mafieux,
de cyniques,
de je-m’en-foutistes,
de ratés de tout le reste,
de fils à papa,
d’experts comptables en décrochage professionel
d’entrepreneurs en faillite frauduleuse,
de sinistres,
de pas lavés,
de faux gentil
de vrais méchants…
Les Leterme, De Krem, Reynders, Milquet, Michel, De Weaver, Maingain, Watelet, Bacquelaine…
Cette morbide collection de névroses qui nous gouvernent avec leur troubles anxieux, leur troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leur troubles obsessionels compulsifs.
Et en plus, ils sont tous… Si moches…
Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l’impression d’un de ces mariages forcés que l’on organise dans des pays très loin d’ici.
C’est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit où l’arrière cousin qui ne se brosse pas les dents.
Bande de cons
Vous n’avez rien gagné du tout.
Si c’était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu’après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligent
un peu sobre
un peu humain
Mais non, donner c’est donner, reprendre c’est voler.
Vous aviez un chouette petit pays,
pas très grand mais bien équipé,
de voisins plutôt sympas,
bien situé
avec la mer,
avec la forêt,
avec pas trop de charges.
Vous aviez une chouette petite population,
pas parfaite parfaite.
Mais en gros, ce n’était pas des talibans non plus,
c’était pas des Contras
C’était pas des Tigres Tamouls
Une petite population de fabricant de pralines
des marchands de kayak,
des chanteurs à texte
des comiques parfois drôles
des stylistes un peu punk
des postiers plutôt polis
des sportifs en minijupe
de flics à moustaches
des tas de gens prêt à travailler plus à gagner toujours moins et à ne pas dire grand chose.
Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos.
Une petite population qui n’a rien contre l’Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin
Une petite population de buveur de bière et de joueur de kiker.
Une petite population qui emmène ses enfants à Plakendael au printemps et à Paradisio en hiver….
Comme ça, sans ennuyer le monde, en VW touran.
Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et une concession au cimetière.
Une petite population qui est plutôt toujours d’accord
et en gros une petite population qui ne veut pas d’histoire.
Et vous,
bande de cons,
tout ce que vous trouvez à faire,
ce sont ces petites réunions où l’on tourne encore plus en rond que sur un circuit Marklin
ce sont ces petits comités aussi stérile qu’un champs de patates à Tchernobyl
ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappelent les crises de mon chat
quand il n’aime pas la marque de ses croquettes
ce sont ces airs de petits tribuns en solde
ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petit poneys tristes de la foire du midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c’est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez « politique »

Bande de nuls
Alors moi,
J’ai eu une idée,
une grève,
une vrais grève,
une bonne grève
une grève de tout le monde tant que la politique belge ressemblera à une conserve de rollmops :
Les enfants n’iront plus à l’école
Les femmes enceintes n’accoucheront pas
les déménageurs ne déménageront pas
Naveteurs ne navetez plus
Alcooliques n’alcoolisez plus
chauffeurs ne chauffez plus
Pilote, mécanicien, traiteur, boucher, pêcheur, éboueur, esthéticienne, taxidermiste, stripteaseuse, scaphandrier, géomêtre expert, fleuriste, traiteur, opticien, huissier, substitut, gourou, préfet, trésorier, banquier, infographiste, ajusteur, analyste programmeur, technicien hotline, proxénète, dealer, animateur, orthodontiste, urologue, animateur socioculturel, fossoyeur…
Et tous les autres….
Total Stand By
On arrête tous…
Et vous verrez que dans trois jours,
il feront moins les malins.

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7 commentaires sur “L’avis de Thomas Gunzig sur la crise
  1. petit dit :

    bravo, mais pour « chasser les marchands du temple » il ne reste que 2 solutions, la révolution ou ne pas payer les « contributions », ou en d’autres mots la tête au carré ou toucher au portefeuille. ils comprendront tout de suite sincèresssss salutaions

  2. valentini dit :

    Oeuf de Colomb, boeuf

    (aux chasseurs d’autruches qui trempent leurs propres plumes dans du goudron)

    Je n’ai pas d’opinions sur les hypermarchés,
    s’ils sont le ventre mou de sociétés à chier,
    les panzer-divisions du crédit revolving,
    néo-roman du docteur Pong et mister Ping!
    Arrêtons d’éditer d’aussi tristes aveux,
    une bonne idée est d’y foutre le feu.

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