Page d'accueil Discographie Extraits sonores Textes Les musiciens Les prochains concerts Biographie Livre D'or Nous contacter


L'est Républicain du 16 août 2007

La Marseillaise 1 Aout 2007

 

La Libre Belgique (Gazette de Liège) 2 Mai 2007

 

La Meuse, 11 Avril 2007

 

 

 
Gazette de Liège Mai 2007
 

Portrait - CHRISTIANE STEFANSKI

Ranimer la flamme des volcans

  • La chanteuse militante des années 80 sort son 6e album, fait de textes coups de coeur
  • .Un “coopéradisque” sorti de Pierreuse pour une dame timide mais déterminée.

En se dirigeant vers l’épicerie “conviviale” chez Djudju, tenue par Michel qui a, avec d’autres, coopéré à la sortie de son dernier album “Belle saison pour les volcans”, Christiane Stefanski salue tous ceux qu’elle croise d’un large sourire.
Ici, dans le quartier de Pierreuse où elle vit depuis 25 ans, elle a trouvé une deuxième famille.
Une famille si proche qu’un groupe s’est formé, voici plusieurs mois, afin de pousser Christiane à reprendre du service derrière son micro.

Interprète
Défi réussi avec un sixième album produit en coopération – un “coopéradisque” comme ils l’appellent.
Un album parsemé de treize chansons écrites par des plumes que Christiane Stefanski sent résonner en elle sans avoir, dit-elle, “le talent d’écrire”.
L’interprète, avec sa voix comme instrument, s’est associée avec les musiciens Stéphane Martini, John Valcke, Frank Wuyts, Christophe Stefanski, Denis Van Hecke, Yves Teicher, MauriceBlanchy, Philippe Libois et Jacques-Ivan Duchesne afin de concocter un disque à la croisée du jazz, de la bossa et de sons subtilement latinos.
C’est dans les textes de Brel, Ferré, Nougaro, Anne Sylvestre, Claude Semal ou encore France Léa, dont certains sont devenus des amis, que Christiane Stefanski pioche les mots qui lui manquent pour dire la solidarité, l’envie d’un autre monde, l’alternative.

 


Celle qui est née à St-Nicolas, où ses parents d’origine polonaise tenaient un “chouette petit bistrot de quartier avec un jukebox” a grandi en écoutant la chanson française, “en imitant puis désimitant” les paroles d’Edith Piaf et des autres. Ses parents chantent à la maison, la musique façonne donc Christiane Stefanski qui, timide mais déterminée, apprivoise la scène dès l’âge de 25 ans. “Le chant est véritablement mon mode d’expression” précise cette autodidacte, qui fut monteuse durant plus de 35 ans à la RTBF.
Très vite, l’interprète s’engage, aux côtés d’autres chanteurs. La Christiane militante de gauche est en marche. C’est sa façon à elle, sans aucune carte de parti, de lutter pour plus de solidarité.
Elle chante dans les manifs, devant les usines que l’on ferme, avec ceux qui subissent les effets du néo-libéralisme.
En 1986, l’artiste, trois albums à son actif, quitte la scène qu’elle retrouvera six ans plus tard, avant d’enchaîner sur un quatrième, puis un cinquième album la menant aux Francofolies de Spa et de Montréal, aux festivals d’Avignon et de Jazz à Liège.
“Après ma période militante, que je ne renie pas, j’ai réalisé que la société évoluait et que ce type de chansons avait peut-être plus sa place lors de manifs que sur scène.
J’ai compris que je pouvais conserver mes valeurs grâce à des textes plus subtils, plus nuancés, plus poétiques” remarque-t-elle.
Une poésie bien présente dans ce dernier disque à découvrir.
MarieLiégeois

3 QUESTIONS À CHRISTIANE STEFANSKI

  • Comment s’est créé ce “coopéradisque” J’ai toujours tenu à mon indépendance et ma liberté artistique.Comme j’ai travaillé à la RTBF comme monteuse, je n’ai jamais dû courir après les cachets. Toutefois, la création de cet album représentait un
    budget de 37000 euros. Les gens de l’association Barricade, en Pierreuse, ont proposé de rassembler cette somme via des souscriptions. 350 personnes ont
    donc “acheté” un disque six mois avant qu’il ne soit sorti, permettant ainsi d’en financer la création. Le studio et les musiciens ont accepté d’être payés un tiers de leur salaire et recevront la suite en cours de route. On a pu éditer 2000 disques, qui seront dans les bacs dès le 15 mai et sont actuellement disponibles chez Barricade et Djudju.
  • Faire des reprises, un effet de mode ?
    Je n’écris pas, je ne compose pas, je suis interprète. Je mets ma créativité dans l’interprétation, soulignée par l’habillage musical qu’ajoutent les musiciens, tout en
    respectant la mélodie initiale de la chanson. Mes critères de choix sont le propos, l’écriture et la musique. J’aime “triturer” ces matériaux, “piquer des mots” à des auteurs qui me touchent. C’est vrai qu’il y a beaucoup de reprises aujourd’hui et que certains pourraient se demander si les artistes n’ont plus rien à dire. Mais pourquoi paraphraser un thème qui nous correspond bien et qui est déjà si bien écrit ? Je ne me sens pas du tout inscrite dans un effet de mode puisque je fais cela depuis plus de trente ans…
  • Pourquoi ce titre, “Belle saison pour les volcans?”
    L’une des chansons de l’album, écrite en 1939 par Raymond Asso, contient un sens politique, dénonçant la montée de l’explosion fasciste, via le couplet “C’est
    toute la terre qui gronde/ Bonne saison pour les volcans/ On va faire sauter le monde/ Cramponnez-vous, Tout fout l’camp !”. En changeant un mot, nous avons voulu mettre dans cette phrase une autre énergie, dire qu’il faut être à la fois attentif et actif, se laisser porter par les projets et le dynamisme.

"Belle saison pour les volcans"
 
En septembre 2006, avec le soutien d’un collectif créé pour l’occasion (le « Coopéradisque »), Christiane Stefanski et ses musiciens se lancent dans l’élaboration d’un nouvel album. Après plusieurs mois de travail, ils entrent en studio en janvier 2007 et enregistrent Belle saison pour les volcans. Au carrefour du jazz, du rock et de la bossa, Christiane Stefanski y interprète des chansons d’Anne Sylvestre, Léo Ferré, Claude Nougaro, France Léa, Claude Semal, Michèle Bernard, André Bialek... Des chansons qui rient, qui tremblent, qui ouvrent les yeux, qui doutent ou lèvent le poing, sur des arrangements aux mille couleurs de Stéphane Martini, John Valcke et Frank Wuyts.
Un disque produit par Barricade et Anacrouse. Distribution: AMG Records.

 

« Sans bruit, sans tapage médiatique, Christiane Stefanski fait partie des valeurs sûres du paysage chansonnier de la Belgique francophone. De la chanson dans la meilleure tradition. Christiane Stefanski est d’abord et avant tout une interprète. De la meilleure veine. Ce qui suppose que deux conditions préalables soient satisfaites. Posséder une vraie voix. Et celle de Christiane est identifiable aux premiers mots. Disposer ensuite d’un jugement très sûr dans le choix des auteurs que l’on va interpréter. »
 
Francis Chenot, Chorus.

Amanda mais pas Christiane par Bernard Hennebert
Lundi, 07 Mai 2007 Journal Du Mardi

décor

Le 1er avril dernier, Bonny & Clyde, la nouvelle émission d’Armelle et de Jacques Mercier, fêtait Michel Fugain, Amanda Lear, Elie Semoun, Gilbert Montagné, Pierre Bellemare et, accessoirement, le collectif bruxellois Joshua et le groupe français Kaolin. Cette émission appliquait-elle l’esprit d’une nouvelle obligation du contrat de gestion ertébéen ? Proposer « Un programme de variété destiné au grand public et mettant en valeur notamment (1) les auteurs-compositeurs, les artistes interprètes et les producteurs de la Communauté française ».

En tous les cas, ni cette émission, ni aucun autre programme de télévision (ni régional, ni local, ni public, ni privé) n’a annoncé ou relayé jusqu’à présent l’événement qui s’est déroulé à Droixhe, ce 19 avril. La salle du célèbre cinéma alternatif liégeois Le Parc accueillait Christiane Stefanski qui fêtait la naissance de son nouveau CD, Belle saison pour les volcans. Et pourtant, malgré le handicap de ce silence médiatique, plus de cinq cents spectateurs ont fait un triomphe à cette artiste qui reste l’une des plus militantes de sa génération. En rappel, une chanson d’amour à frisonner, créée il y a une trentaine d’années par GAM, le groupe de musiciens qui intervenait « à la demande » pour écrire des chansons avec les ouvriers en grève. Un titre et une interprétation d’une intensité telle qui pourraient remporter, si les médias faisaient simplement leur boulot, un succès analogue à celui enregistré par le Non rien de rien interprété par Piaf.

Bien d’autres événements d’une telle qualité, d’une telle valeur, sont régulièrement passés au bleu. Par contre, les Bellemare et autres (omniprésents) Fugain (que l’on retrouvait aussi dans le Quelque chose en nous consacré à Pierre Rapsat)… Et si on continuait de voir ceux-ci, mais un peu moins souvent, pour laisser aussi la place aux autres ? Aux « nôtres » ?

(1) Ce « notamment » permet à la RTBF de n’inviter dans son émission qu’une minorité de créateurs de chez nous. Le vers dans le fruit…


 

Libération
La Libre Culture n°153 - 19/06/1998
La Dernière Heure
Sawoura (Blawète distribution AMG)

L'album "en public", souvent arnaque à fans remixée en studio, permet à certaines voix de s'abandonner. Quand une chanteuse commence en "middle jazz" sans pour autant chewingumachouiller les mots, pour passer aux Gens qui doutent, délicatesse signée Anne Sylvestre (son auteur de prédilection?), pour enchaîner sur une bossanova- Sylvestre en duo avec la petite Elsa, sentir son trac et l'échange de chaleur avec le public, cela ajoute au plaisir.

Enregistré en septembre 97, cet enregistrement nous arrive à l'occasion de récitals au Limonaire... La Stefanski chante en français mais peut aussi virevolter de l'anglais au wallon-liégeois (Sawoura), reprendre Ma petite chanson, (Gaby Verlor-Robert Niel) et Ostende (Caussimon-Ferré) à la nunuche. Sans jamais se lancer dans la compétition sportive, Christiane Stefanski a de réelles qualités vocales; on appréciera d'avantage ses qualités d'interprétation: émotion, intelligence des mots.

HELENE HAZERA

Christiane Stefanski, une voix qui s'élève en passant.

Chanteuse militante dans les années 70, Christiane Stefanski fait dorénavant part de ses indignations de manière plus intérieure. Et sa subtilité devrait toucher un plus large public.

En outre de surprenantes capacités à s'attacher la public par un biais d'un humour ravageur. Une question de distance

--------------------------------------

Emmanuelle Beaulieu nous dit:

Christiane, c'est la force de la fragilité, le doute jusqu'à empëcher de respirer, mais c'est aussi - et surtout - un coeur qui se livre quand on a gagné sa confiance, la simplicité, la chaleur de l'accueil, l'amitié enfin - la vraie, celle sur laquelle on peut toujours compter.

décor

---------------------------------------

       

Etre chanteuse chez nous, c'est se battre pour imposer ses choix, pouvoir rester fidèleà soi-même et... se faire entendre. Pas facile lorsqu'on écoute les programmes de la plupart des radios. Christiane Stefanski en sait quelque chose. En 1986, elle avait arrêté la chanson. Elle y est revenue six ans plus tard. elle confirme qu'elle est toujours là, et bien là, avec un album enregistré en public au Théâtre du trianon, à liège

--------------------------------------

La libre Belgique - 2 janvier 1998

Son talent? Chanter avec sensibilité, avec tripes, avec subtilité des textes qui en ont tout autant, qui sont signés Anne Sylvestre, Claude Semal ou Marcel Slangen, sur des musiques qui prennent de plus en plus tournure de fête latino, de grand dialogue jazz ou de p'tite causerie intimiste.

--------------------------------------

Tenue de Ville

Sawoura: le cri de Ch. Stefanski

Christiane Stefanski nous a habitué à une navigation habile entre la chanson de qualité souvent teintée de jazz. Sa participation au dernier festival Jazz à Liège nous a permis de vivre sa présence étonnante.

--------------------------------------


Page d'accueil Discographie Extraits sonores Textes Les musiciens Les prochains concerts Biographie Livre D'or Nous contacter