Nick Vujicic, vivre sans membre

Un homme très émouvant, dommage la musique genre film à la fin, mais bon, c’est un certain bon gout américain

merci à Fabienne pour l’envoi

  • DUBAïbel
  • Cancer: Docteur Hamer seul contre tous
  • Nick Vujicic, vivre sans membre
  • Jill Bolte Taylor
  • Un musicien dans le métro
  • Publié dans Humanité Tagués avec : , , , , , ,
    2 commentaires sur “Nick Vujicic, vivre sans membre
    1. Raphaël Zacharie de IZARRA dit :

      CONFUSION ENTRE COURAGE ET SIMPLE NECESSITE

      Quel courage ? Tout ce qui vit aspire à continuer à vivre, le bien-portant comme le débile, le fort comme le faible, l’humain comme la vermine, la plante comme la chair.

      Cet infirme n’a pas d’autre solution que de faire ce qu’il fait. Où est son courage ? Il ne fait qu’emprunter l’irrépressible pente de la nécessité.

      Celui qui touche le fond est toujours courageux. Il n’a pas d’autre choix que de l’être, par la force des choses. En cela il ne fait qu’obéir à la nécessité de la nature comme un chien blessé qui instinctivement cherche à ne pas crever. A partir de là, où est son mérite ?

      Le reste n’est que larmoiements puérils et sensiblerie féminine dégoulinante de sucre sentimental.

      Le plus insupportable, ce n’est pas l’indécente mise en spectacle des effets de l’infirmité mais les larmoiements des jeunes et émotives spectatrices.

      Sensiblerie typiquement américaine.

      Détestable !

      En outre la mise en scène -par définition artificielle- de cet infirme est déplacée, indécente. Cet enrobage théâtral de sa débilité physique est une forme de manipulation des sensibilités, un exercice pervers de récupération psychologico-mentale des esprits de tous les imbéciles émus.

      Ce genre d’exhibition publique de l’infirmité est typiquement dans l’esprit des Yankees. C’est du fast-food moral, bref quelque chose de parfaitement écoeurant.

      La vraie charité, l’authentique pitié envers les êtres ne se manifeste pas devant des caméras de télévision. La vraie pitié, la pure fraternité envers ses semblables n’est pas dirigée exclusivement et ponctuellement vers ce qu’un directeur de théâtre ou un journaliste de télévision désigne au public.

      Les vrais sentiments de compassion sont universels, inconditionnels.

      L’authentique compassion s’adresse aussi bien aux êtres normaux qu’aux débiles. Elle ne se fixe pas sottement sur une infirmité spectaculaire, sur une tare rare ou sur un phénomène médical -quasiment de cirque en ce qui concerne le sujet de la vidéo- mais englobe tout l’être.

      Être né dans un corps de misère n’est pas nécessairement synonyme de beauté intérieure. La déchéance du corps n’a rien à voir avec la qualité de l’âme. Il n’y a aucun rapport entre une infirmité et la beauté de l’âme. Un être qui a un corps débile est aussi faillible que n’importe quel autre être humain. Obtenir aussi facilement la compassion de ses semblables par le seul pouvoir de l’apparence physique tient de la pure malhonnêteté, de l’imposture morale. Je le répète, c’est là une forme odieuse de manipulation des sensibilités. Une sorte de chantage sur la misère du corps.

      Quand on souffre d’une infirmité aussi spectaculaire, il est tellement aisé de remporter les suffrages d’un public préparé par une mise en scène étudiée… Qui n’est ni plus ni moins une mise en condition émotive. Les mêmes qui, conditionnées par la mise en scène, s’émeuvent devant les caméras pour cet handicapé n’adresseraient même pas un regard au clochard dans la rue… Émotivité sélective !

      La vraie beauté du coeur est pudique et non exhibitionniste, l’émotion sincère est profonde et non superficielle.

      Ici ce n’est pas une « leçon de vie » mais un numéro de cirque déguisé en leçon d’humanité, du voyeurisme qui ne dit pas son nom. Nous sommes en Amérique…

      Raphaël Zacharie de IZARRA

    2. Jean Paul NKUNZIMANA dit :

      Cher Nick,
      C’est en faisant une petite lecture de ton témoignage apocalypsitiqu que je sens en moi unz ambition de te joindre en envoyant ce message d’encouragement à toi et à l’endroit de toute personne (homme ou femme) quin se sentirait engager dans la lutte contre la stigmatisation de cette catégorie de personne oublée par certaines sociétés.
      Cher ami, je doit te dire et avouer que toute chose apparement bonne ou mauvaise aux yeux des hommes, Dieu l’a fait pour extérioriser sa gloire.C’est pour cela que je vais faire partager mon expérience de la vie peut être ça pourra vous être utile dans votre lancée de croyance en Dieu. Contrairement à toi Nick, moi burundais, je suis né comme tout autre enfent dans une famille très modeste. C’est à l’âge d’environ 2 ans que ma jambe gauche devint paralysé. Ce fût les tourmants les plus durs pour mes parents, ils ont pu visiter tous les centres pour mon traitement mais en vain. Je fus par après élevé chez mes grands parents( côté maternel) où on me fit adapter à à marcher à l’aide d’unne canne.L’atre calvaire c’est à l’âge d’être scolarisé quand ma grand mère disait qu’il ne valait pas la peine que j’aille à l’école. Je dois dire ici que malgré tout cela je jouait au foot ball sans complaisance. Avec les conseils de mon grand frère qui était en 4ème primaire, mes parents me récupèrent et m’envoyèrent à l’école comme tous les enfants de mon âge toujours avec des angoisses à cause des crues des rivières en périodes pluviales. A l’école je fis un enfant brillant en classe mais toujours sans espoir de gagner la vie suite à ma sous estimation liée aussi à la sous considération sociale des mes camarades. La prière soutenue principalement par ma mère m’ a fort aidé en ces moments et j’ai su placé Dieu au dessus de tout tout en comprenant que c’est pas gratuit que je suis handicapé. C’est par après que j’ai réalisé qu’il y a des choses dont je suis capable et tout le monde n’en est pas pour autant.Par exemple parfois j’étais 1er de clase mais pas tout le monde pourquoi moi? Et ce dernier de classe avec ses jambes ne veut il pas être premier? Pourquoi il n’est pas capable?Qu’est ce que j’ai fait de spécial? Uniquement la volonté de Dieu. A la fin du cycle primaire je réussit l’exament national sans reprendre l’année, une chose rare car les places étaient limitées au secondaire. Je doit partir à l’internat très loin de ma famille avec mes bagages. Qui doit m’aider à les transporter? Seul Dieu sait et a fait. En 1993, une guerre sans merci éclata au BURUNDI et j’étais en 2ème année du secondaire; tout le monde fuyait, mourrait sous les fusils, machettes et massis et moi j’ai pu échapper malgré l’infirmité et j’en ai été capable. Grâce à qui ?
      Malgré les obstacles à l’encontre d’une personne handicapé, je termine mes études techniques avec l’accès à l’enseignement universitaire. en dépit de la réussite, je fus obligé de chercher l’emploi pour certaines interventions faliales (un handicapé indispensable dans la famille) mais comment trouver un emploi dans un pays corrompu où le chômage bat fort, où le droit de l’homme est bafoué en général et celui de l’handicapé en particulier. Je n’avais personnes pour m’aider à trouver de l’emploi mais voilà un appel d’offre et je suis engagé dans un hôpital universitaire malgré les protestations de certaines gens que je ne serais pas à la hauteur de faire mon travail. Toujours avec le soutien de Dieu, après 2 ans je réussis un test pour entrer à la SBF Banque qui sera plus tard ECOBANK BURUNDI filiale de ETI. Avec l’appui de Dieu je continue de faire de mon mieu pour mériter ma place et avoir des promotions et j’en suis capable. Je reste convaincu qu’il y a de jeunes burundais qui péferaient être comme moi et occuper ma place. Maintenant je suis fier d’être une de ces personne qui font véhivuler la puissance de Dieu.
      Je termine en vous garantissant que j’ai bien des projets aujourd ‘hui que je ne peut pas révéler pour le moment. Tout en vous souhaitant bon succès et courage dans vos projets cher Nick, je vous exhorte de mettre toujours la prière devant toi, tu verra que tu n’es pas ce que tu crois être.
      Encore une fois bon courage et bonne réussite.

      Jean Paul NKUNZIMANA

      NB: Je m’excuse des erreurs qui pourraient se retrouver dans ce texte car je le saisis en peu pressé